Lettre d'Information de L'Union Européenne des Aveugles
N° 63 Juillet 2008

Publiée par le Bureau de l'UEA


Avec le soutien financier de la
DG Emploi, Affaires Sociales et Egalité des Chances
de la Commission Européenne

 

Table des matières

Editorial

Les droits des aveugles et mal voyants s'envolent avec la nouvelle législation européenne

Encourager le développement de la législation sur l'accessibilité électronique et l'E-accessibilité

Télévision accessible

Modernisation des règles internationales régissant la franchise postale

Commissions de l'UEA

Brèves Nationales

Publications

Développent in Action

DOSSIER

Calendrier

[Les opinions exprimées dans cette Lettre d'Information sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de l'UEA.]


 

Editorial

Ce numéro qui paraît juste après la période estivale informera nos lecteurs des développements les plus récents intervenus au plan européen, comme l'entrée en vigueur du règlement sur le traitement des passagers handicapés dans le transport aérien ou encore l'action de l'UEA pour l'accessibilité d'Internet ou de la télévision.

Vous y trouverez aussi un état des lieux édifiant de la basse vision en Europe. On constatera que les services basse vision font cruellement défaut alors que les déficients visuels sont dans leur vaste majorité malvoyants.

Dans le sillage de nos "Brèves Nationales", et dans un même but d'échange d'expériences, ce numéro inaugure "Développement en Action", une nouvelle section qui se fait l'écho d'initiatives menées par des associations européennes en faveur des aveugles et des malvoyants du monde en développement.

Notre dossier porte sur la normalisation. Il nous éclaire sur ce que sont les normes et sur leur utilité dans le combat que nous menons pour l'accessibilité.

Bonne lecture!

N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et suggestions : ebu@euroblind.org


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Transport aérien : les droits des passagers aveugles et malvoyants décollent

Le règlement européen (EC) n° 1107/2006, concernant les droits des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite lorsqu'elles font des voyages, est entré en vigueur le 26 juillet 2008.

Le nouveau règlement constitue une grande avancée sur la voie de l'affirmation des droits de la personne handicapée puisqu'il vise à lui ouvrir plus largement l'accès au transport aérien et à mettre fin aux pratiques discriminatoires. Ainsi, l'assistance sera désormais gratuite et répondra aux besoins spécifiques du passager handicapé. Cela signifie par exemple qu'on ne proposera plus de chaises roulantes à une personne aveugle ou malvoyante à moins qu'elle n'en ait fait la demande.

Le Règlement demande aux autorités aéroportuaires de désigner des points spécifiques de prise en charge des passagers handicapés. Il s'agit d'une disposition particulièrement importante pour les aveugles et les malvoyants : auparavant, la prise en charge se faisait à partir du point d'enregistrement, et il nous fallait parcourir des distances parfois longues, qui plus est dans des environnements inconnus, depuis le point de dépose - gare ferroviaire, taxis, arrêts de bus - jusqu'à la zone d'enregisrement. “Désormais, grâce au nouveau Règlement, les passagers handicapés n'auront plus à "galérer", c'est l'assistance qui ira à eux" a déclaré Lord Low, Président de l'UEA.

La disposition concernant le transport des chiens guides n'est pas tout à fait satisfaisante dans la mesure où ce sont les législations nationales, très souvent divergentes, qui prévaudront.

Lord Low s'est félicité de l'entrée en vigueur du nouveau Règlement. “Nous espérons que ces dispositions permettront une véritable ouverture du voyage aérien pour les aveugles et les malvoyants d'Europe. J'appelle les associations membres de l'UEA à veiller à la mise en oeuvre effective du Règlement au profit des centaines de milliers d' handicapés visuels jusqu'ici empêchés d'emprunter les airs du fait des nombreux obstacles qui rendent les déplacements en avion impraticables".

Pour plus d'information et références, contacter le Bureau de l'UEA, ebu@euroblind.org
 

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Encourager le développement de la législation sur l'accessibilité électronique et l'E-accessibilité

La Commission Européenne a lancé une consultation publique sur la nécessité d'un traitement européen de l'accessibilité à Internet, et plus généralement des questions d'E-accessibilité. Cette consultation s'est révélée nécessaire dans la mesure où les handicapés sont toujours en butte à des problèmes d'accessibilité, où des politiques nationales divergentes pourraient conduire à une fragmentation du marché et où les Etats Membres ont déjà pris l'engagement d'améliorer l'accessibilité des technologies de l'information et de la communication (TIC).

L'UEA a répondu à la consultation, faisant valoir que l'adoption d'une loi sur l'E-accessibilité contribuera à une plus grande inclusion sociale des aveugles et des malvoyants. Ce ne sont pas seulement Internet et les services en ligne qui ne sont pas accessibles mais aussi la télévision numérique, les communications électroniques, les services financiers, les terminaux de self-service, etc... En fait, les TIC elles-mêmes sont un réservoir exceptionnel de solutions d'accessibilité, et c'est pourquoi nous appelons à un traitement coordonné de ces questions au plan européen.

L'UEA a coordonné sa réponse avec celles de l'ANEC et de l'EDF et continuera de travailler avec ces deux organisations pour inciter la Commission à légiférer dans ce domaine.


Pour plus d'information contacter Dan Pescod, RNIB, European and International Campaigns Manager, dan.pescod@rnib.org.uk


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Télévision accessible

L'UEA poursuit ses discussions avec l'industrie télévisuelle sur l'accessibilité des programmes et des équipements de télévision. Un certain nombre de fabricants ont signé le document pour le moins controversé dit d'"engagement volontaire", en vertu duquel leurs équipements offriront un niveau minimal d'accessibilité. L'UEA reste vigilante et s'assurera que cet engagement sera bien tenu.

En revanche, nous attendons toujours que les fabricants s'engagent sérieusement à "faire parler" la TV numérique. C'est un développement que nous réclamons depuis le début de nos discussions parce qu'il est essentiel pour les téléspectateurs aveugles. Jusqu'à récemment, les fabricants ont maintenu que cela leur était quasiment impossible au plan technique. Or, le RNIB a démontré le contraire en développant un prototype qui intègre cette fonction.

Depuis, nos interlocuteurs soulèvent toutes sortes de questions dilatoires sur l'existence d'un marché viable pour ce produit et le surcoût que suppose un tel développement... On ne peut que constater qu' en dépit des longues discussions que nous avons eues et des appels réitérés de la Commission Européenne, aucun fabricant ne s'est engagé à ce jour à développer des équipements réellement accessibles aux aveugles.

La 2ème Conférence Ministérielle sur l'E-inclusion se déroulera à Vienne du 30 novembre au 2 décembre 2008 (la première s'est tenue à Lisbonne il y a un an). Nous serons présents et ne manquerons pas de dénoncer l'incapacité du marché à répondre à l'impératif d'accessibilité. Nous demanderons à la Commission de prendre des mesures législatives contraignantes de sorte que l'industrie télévisuelle fabrique enfin des équipements accessibles aux aveugles.

Pour plus d'information contacter Dan Pescod, RNIB, European and International Campaigns Manager, dan.pescod@rnib.org.uk


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Modernisation des règles internationales régissant la franchise postale


Nous nous efforçons depuis un certain temps déjà d'obtenir une modernisation du traité international permettant aux aveugles de bénéficier de la franchise postale. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la Poste Luxembourgeoise de façon à soumettre conjointement une proposition allant dans ce sens au congrès quadriennal de l'Union Postale Universelle (UPU), l'agence des Nations-Unies chargée de ces questions. Les membres de l'UEA ont démarché leurs gouvernements pour qu'ils soutiennent cette proposition. Le comité mis en place pour l'examiner s'est réuni le 4 août dernier.

Le Japon et la Chine l'ont rejetée parce que trop coûteuse à leur sens, demandant qu'elle ne soit pas mise au vote du Congrès de 2008. La proposition, ont-ils suggéré, pourrait faire l'objet d'un examen plus approfondi du Conseil des Opérations Postales (un comité de l'UPU), après le congrès.

Cette position a reçu un accueil favorable auprès de nombreux pays en développement probablement gagnés par l'argument du coût.

En fait, la plupart des pays de l'UPU ont préféré jouer la carte du statut quo plutôt que de se risquer au changement.

L'UMA ne baisse pas les bras pour autant et continuera de travailler avec l'UPU pour faire accepter la proposition conjointe du Luxembourg et de l'UMA et obtenir la modernisation de la Convention.

Pour plus d'information contacter Dan Pescod, RNIB, European and International Campaigns Manager, dan.pescod@rnib.org.uk



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Commissions de l'UEA

Groupe Basse Vision

La basse vision en Europe

Par Alenka Bera, Fritz Buser et Krister Inde du groupe Basse Vision


D'après les estimations dont nous disposons, 2% des européens ont un handicap visuel et 90% d'entre eux sont malvoyants. Ces chiffres soulèvent un problème de terminologie que nous devons résoudre si nous voulons affiner nos données sur les malvoyants et élaborer des stratégies qui répondent à leurs besoins. La définition de la vision basse ou réduite est une question importante puisqu'elle conditionne dans une large mesure l'accès aux aides et aux services. On s'oriente actuellement vers l'adoption d'une définition fonctionnelle qui ne prendrait pas en compte les seuls aspects médicaux mais aussi l'aptitude de la personne aux tâches élémentaires du quotidien.

Une personne sur trois environ âgée de plus de 75 ans est atteinte de dégénérescence maculaire liée à l'Âge (dmla), qui constitue la première cause de basse vision. Le vieillissement de la population en Europe est tel que nous aurons à faire face à d'énormes besoins de prise en charge de la basse vision dans un avenir proche. Cependant, nos réponses ne devront pas faire l'impasse sur les services d'intervention précoce, le soutien scolaire aux enfants et les services intégrés de réadaptation basse vision pour les jeunes et les adultes. Nous devons reconnaître qu'"une personne malvoyante essaie d'utiliser ses capacités visuelles autant et aussi longtemps qu'elle le peut même si ces capacités se détériorent avec le temps".

Les services basse vision s'articulent autour de trois éléments importants : agrandissement, éclairage adéquat et soutien émotionnel. Ils doivent être dispensés par des professionnels bien formés et qualifiés et par des associations œuvrant dans le domaine de la basse vision.

C'est dans les pays nordiques (Suède, Finlande, Norvège, Islande et Danemark) que la prestation de services basse vision est la plus avancée. On y dénombre pas moins de 90 centres spécialisés. Celui de Stockholm est le plus important avec 82 intervenants et 5 unités multidisciplinaires de très haut niveau. En Espagne, la basse vision est prise en charge par des centres que la ONCE a mis en place en s'inspirant du modèle suédois. L'Italie compte 14 centres alors que la Suisse dispose d'un réseau d'une vingtaine d'unités multidisciplinaires qui s'occupent à la fois de basse vision et de cécité.

Certains pays sont également impliqués dans la recherche et le développement. Un projet britannique étudie la meilleure façon d'utiliser la vision périphérique résiduelle. En Allemagne, plusieurs partenaires travaillent sur la basse vision dans le cadre de AMD Read, un projet de recherche financé par la Commission Européenne.

Le développement de services constitue un véritable défi pour de nombreux pays d'Europe de l'Est. Des pays tels que la Pologne ou la Hongrie font des efforts louables, mais le vieillissement de nos populations s'accélère et nous devons répondre le plus vite possible aux besoins des personnes malvoyantes. Cependant, les services basse vision font cruellement défaut dans d'autres régions d'Europe. Ainsi, la France, l'Allemagne et l'Angleterre peuvent être considérées comme des pays en développement en termes de prestation de services.

La première clinique pour la basse vision en Europe ouvre ses portes à l'initiative d'un ophtalmologue en 1960, à Copenhague pour les uns, en Italie ou encore en Allemagne pour les autres. En réalité, cela a peu d'importance. D'après le document dit d'Oslo "Pour une réduction de l'impact global de la basse vision", peu importe d'où émanent les initiatives (milieux de la réadaptation, de la médecine ou de l'éducation), l'important est d'agir et de convaincre entrepreneurs, chercheurs et praticiens de s'engager dans la prestation de services.

Les associations de déficients visuels ont également un grand rôle de sensibilisation à jouer : Qu'est-ce que la basse vision ? Quels sont les besoins ? Comment y répondre ? Les personnes malvoyantes appréhendent souvent la réaction de ceux qui voient lorsqu'elles utilisent des équipements pour la basse vision en public. Or, l'utilisation d'aides techniques doit se généraliser et ne plus être regardée comme une bizarrerie.

Un autre grand chantier doit mobiliser toutes nos énergies. Nous devons promouvoir les principes de design et de société pour tous où cadre bâti, média et services publics seraient accessibles, et ou le besoin de solutions spécialisées et ajustements serait minimisée.

L'UEA est à l'écoute des besoins de la personne malvoyante. Elle a notamment mis en place un comité de pilotage chargé des questions de basse vision. La dernière assemblée générale de l'UEA (octobre 2007) a consacré une session de travail à la basse vision et un séminaire a été inscrit à son programme d'action pour la période 2007-2011. Cependant, la basse vision ne doit pas être vue comme une question à part; elle doit être traitée horizontalement et figurer à l'ordre du jour de toutes les commissions puisque l'UEA représente aussi les intérêts des malvoyants.

L'UEA est une ONG de personnes aveugles ou malvoyantes et nous savons ce dont nous parlons lorsque nous traitons de questions de cécité ou de basse vision. Mais c'est aussi à nous qu'incombe la responsabilité d'améliorer les choses. On peut informer et sensibiliser par le biais de campagnes bien menées. Le changement ne va pas de soi, il se crée.

Les services basse vision ont matière à apprendre les uns des autres et à partager. Il ne faut pas hésiter à transposer les bonnes pratiques partout en Europe en tenant compte bien sûr des différences et des spécificités culturelles.


Pour plus d'information, contacter Alenka Bera, Low Vision SG Coordinator, alenka.bera@guest.arnes.si
 

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Brèves Nationales

France


En juillet dernier et pour la première fois depuis sa création en 1947, le Festival d'Avignon est devenu accessible aux aveugles et aux malvoyants. Un tiers des spectacles présentés l'ont été avec audio description sans surcoût pour les personnes intéressées. Une équipe spéciale dite Brigade de l'Accessibilité a pris en charge le public déficient visuel, prodiguant conseils et informations sur le contenu littéraire des pièces ou encore plaçant les spectateurs de manière à leur assurer les meilleures conditions d'écoute.


Pour plus d'information, contacter Le Fonds Théatral Sonore, http://www.lefondstheatralsonore.com/

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Slovaquie

Séminaire Jeunesse "Put in Motion"

Le Séminaire Européen Jeunesse "Put in Motion" a été organisé conjointement par l'Association Slovaque des Aveugles et l'Association Slovaque des Jeunes Aveugles dans le cadre, et avec le soutien du Programme de l'UE "Les Jeunes en Action". Du 25 au 29 juin 2008 il a rassemblé 35 participants (jeunes aveugles, guides, personnel) de 10 pays d'Europe.

Le séminaire a été principalement consacré à l'examen de la Convention des Nations Unies pour la Protection des Droits des Personnes Handicapées. Parmi les autres thèmes abordés figurent l'échange d'expériences et de bonnes pratiques entre jeunes, la coopération avec les pays européens voisins, le travail volontaire effectué par des jeunes handicapés visuels, les organisations de personnes aveugles. Chaque stagiaire a monté un projet pour lequel il avait à trouver des partenaires.

Pour plus d'information contacter Stanislav Sokol, international@netopier.sk


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Royaume-Uni

Hire Vision est une campagne d'information lancée le 15 juillet dernier par le RNIB, Social Firms UK, la Mairie et l'Agence pour l'Emploi de Liverpool. Elle a pour objectif d'aider au développement de bonnes pratiques qui favorisent le recrutement et l'emploi des aveugles et des malvoyants. Des ateliers animés par des experts en ressources humaines et en responsabilité sociale de l'entreprise ont ponctué la cérémonie de lancement de Hire Vision qui, par ailleurs, a été l'occasion d'informer très largement les professionnels sur le Disability Discrimination Act (Loi Handicap et Discrimination) et de montrer de bonnes pratiques dans les secteurs public, privé et associatif.

Pour plus d'information, Hire Vision, http://www.rnib.org.uk/
 

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Publications

Recherche européenne sur la discrimination


La DG Emploi, Affaires Sociales et Egalité des Chances de la Commission Européenne a publié deux nouvelles études sur la non discrimination :


• "Comment mesurer l'impact de la lutte contre les discriminations et promouvoir l'égalité" propose de nouvelles pistes pour identifier toutes les formes de discrimination. L'étude montre que des évaluations précises sont indispensables au développement de mesures correctives et que le nombre de plaintes et d'actions en justice ne suffit pas à mesurer l'impact des politiques de non discrimination. Elle préconise le développement d'indicateurs communs (handicap, âge, religion, origine ethnique, orientation sexuelle) pour obtenir une plus grande convergence entre les Etats Membres.

• La seconde publication est le tout dernier Eurobaromètre, étude qui relève les grandes tendances de l'opinion publique de l'UE. Elle est intitulée "Discrimination dans l'UE : Perceptions, Expériences, Attitudes" (format PDF uniquement). D'après cette étude, les européens considèrent dans leur grande majorité que les formes de discrimination liées au handicap sont parmi les plus répandues en Europe. Ainsi, 83 % des personnes interrogées sont particulièrement favorables à la mise en œuvre de mesures spécifiques en faveur des handicapés dans le domaine de l'emploi.

Pour plus d'information, contacter, DG Emploi, Affaires Sociales et Egalité des Chances, http://ec.europa.eu/social/home.jsp?langId=en
 

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Développement en action

La Commission de l'UEA pour le Développement publie ces instantanés de la coopération internationale pour le développement de façon à montrer les bienfaits du partage des compétences avec les associations de personnes aveugles dans les pays en développement. 


 Le développement au rendez-vous pour les aveugles du Rwanda

 par John Heilbrunn
Association des Aveugles du Danemark (DAB

L'Union des Aveugles du Rwanda (UAR) est créée au lendemain du génocide de 1994, à un moment où le pays s'engage sur la voie de la concorde civile et de la reconstruction.

A bien des égards, la situation d'après-guerre se caractérise par une immense confusion. Les luttes ethniques font de nombreuses victimes; elles provoquent des déplacements en masse et de nombreux rwandais se trouvent complètement isolés, sans aucunes nouvelles de leurs familles. A sa création, l'UAR n'a pas pour vocation première de s'occuper d'aide alimentaire mais, face à la faim qui sévit et frappe durement les aveugles, la distribution de nourriture se révèle vite indispensable.

Grâce au concours financier de l'Association des Aveugles du Danemark, l'UAR met en place son secrétariat en 1998 et tient sa première assemblée générale en 2000. Ces deux événements sont particulièrement importants puisqu'ils jettent les fondements d'une vie démocratique au sein d'une association de création somme toute récente.

L'Association des Aveugles et Malvoyants de Suède, qui collabore avec l'UAR depuis 1999, finance la construction de Masaka, le premier centre de réadaptation pour aveugles du pays. Cette structure est en constant développement.

Avec le temps, l'UAR se renforce et étend la portée de son action en établissant des filiales dans plusieurs districts rwandais. Celles-ci sont administrées par des aveugles et s'attachent principalement à favoriser les projets générateurs de revenus.

L'UAR fait un travail important de recensement des enfants aveugles en vue de leur scolarisation dans l'unique institution d'éducation spécialisée au Rwanda. Pour leur part, les jeunes adultes sont orientés vers le centre de réadaptation de Masaka.

Depuis la fin de la guerre, les aveugles ont gagné en visibilité relativement aux autres groupes de personnes handicapées grâce aux actions de l'UAR. Aujourd'hui, le seul représentant handicapé membre du Parlement Est-Africain est un aveugle rwandais.

Pour plus d'information, contacter John Heilbrunn, Chair, EBU Development Commission, jh@dkblind.dk  

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 Aide aux enfants aveugles du Sahara Occidental


par Rafael Gonzalez Milan,
ONCE (Organisation Nationale des Aveugles d'Espagne)


Grâce à l'action conjointe de la ONCE, de municipalités et d'autres associations espagnoles, une lueur d'espoir brille pour les enfants aveugles des camps de réfugiés sahraouis situés à Tindouf (Algérie).

Comment le projet a-t-il été lancé ?

Tout a commencé au début des années 2000 : des municipalités et des associations catalanes ainsi que les conseils régionaux de Valence et de Murcie se lancent dans un programme d'aide en faveur des camps de réfugiés sahraouis. Il apparaît très vite que les enfants aveugles de ces camps ne sont pas scolarisés faute de structures adaptées, d'où l'idée de mettre en place de petites écoles spécialisées et de confier le suivi de ce projet à la ONCE. Des professionnels du Centre de Ressources Joan Amades de la ONCE se joignent à cette initiative pour former une équipe de maîtres spécialisés et pour identifier les besoins les plus élémentaires et les satisfaire. Une école est ainsi construite dans chacun des cinq camps de réfugiés.

Comment le projet s'est-il développé ?

Les partenaires sont bientôt au nombre de 15. Le projet nécessite un nouveau mode de coordination et appelle de nouvelles actions. Entre 2003 et 2004, le Conseil Général de la ONCE, par le truchement de son Département des Relations Internationales, donne au projet la nouvelle impulsion dont il a besoin. Un bureau de coordination est mis en place : il prend acte des engagements des différents partenaires et les communique aux autorités sahraouies de façon à les impliquer dans le projet. L'action conjointe des partenaires permet de couvrir la grande diversité de besoins que suppose ce type de projet : entretien des structures mises en place, aide alimentaire, mobilier scolaire, transport des enfants...

Quel est le rôle de la ONCE dans le projet ?

A part le travail de coordination déjà mentionné, la ONCE mène des actions spécifiques en direction des enfants et de leur instruction. Elle assure un soutien matériel et financier à ses équipes pédagogiques qui se rendent dans les camps chaque année pour former des maîtres sahraouis. A ce jour, 30 enseignants ont reçu une formation plus qu'acceptable. La ONCE fournit aussi le matériel scolaire nécessaire ainsi que des aides à la basse vision pour la lecture, l'écriture et les loisirs. Enfin, notre intervention a permis la création, cette année, de deux classes équipées pour que les enfants puissent s'initier à l'outil informatique.

Quels sont les résultats du projet ?

On estime à plus de 100 le nombre d'enfants qui bénéficient du projet et la moitié d'entre eux sont déjà scolarisés. Il nous faudra du temps avant de pouvoir évaluer correctement l'impact social du projet, notamment si l'on tient compte de facteurs tels que les spécificités de la culture traditionnelle sahraouie ou les vastes distances à parcourir. On peut néanmoins affirmer qu'avant le lancement du projet, de nombreux enfants aveugles étaient reclus dans les tentes de crainte qu'ils ne se perdent dans le désert et ne succombent à une exposition prolongée au soleil saharien. Aujourd'hui, ils jouissent de conditions et d'un niveau de scolarité supérieur à celui de leurs camarades voyants. Ce projet, qui allie action concertée, coordination et implication des autorités locales, peut être considéré comme un modèle de coopération internationale en faveur du développement. En dépit d'un environnement aussi inhospitalier que le désert et de conditions naturelles et sociales adverses, les enfants aveugles des camps de réfugiés de Tindouf, longtemps considérés comme une charge et un sujet de préoccupation pour leurs familles, aujourd'hui reprennent espoir, échappant ainsi aux ténèbres où ils étaient plongés.


 Pour plus d'information, contacter Rafael Gonzalez, rgmi@once.es

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DOSSIER

Les Standards

Par Sarah Ghlamallah
 

INTRODUCTION

Les normes font leur apparition dans les pays industrialisés dès la fin du XIXème siècle, à un moment où les technologies sont en plein essor. Elles font désormais partie de notre réalité quotidienne: on les retrouve aussi bien dans nos logiciels informatiques que dans nos environnements de travail. Aujourd'hui, les intérêts des consommateurs viennent conditionner l'évolution des normes et des concepts tels que le "design pour tous" trouvent un écho grandissant dans les milieux de la normalisation.

Au plan de l'UE, la normalisation est appelée Harmonisation Technique. Elle vient compléter la législation européenne et est intimement liée au développement du marché unique. En effet, les normes sont un aspect important de la libre circulation des biens entre Etats Membres.

Fabricants et entreprises ne manquent pas d'insister sur la conformité de leurs produits aux normes dans la mesure où ces dernières sont souvent perçues comme des indicateurs positifs de bonne pratique. Or, il existe différents types de normes et de processus de normalisation et il n'est pas rare que le terme norme fasse l'objet d'interprétations erronées, voire abusives, qui entretiennent la confusion chez les consommateurs.

Cet article devrait nous permettre d'y voir un peu plus clair et de déterminer ce qui est norme et ce qui ne l'est pas. Il mesure aussi l'importance des normes pour les aveugles et les malvoyants et leur impact notamment sur le développement de l'accessibilité.

1. DEFINITIONS

Le mot "Norme" peut prendre différentes significations et se retrouve dans des domaines aussi variés que l'ingénierie ou l'étique.

1.1. Normes techniques

Les normes techniques sont des accords volontaires élaborés par des organismes de normalisation et des partenaires tels que l'industrie et les consommateurs sur une base consensuelle. Elles fournissent aux constructeurs des règles techniques et des lignes de conduite. Une norme définit effectivement comment un produit ou un service fonctionnera.


Il existe trois types de normes techniques :

 Les normes produites par le marché (normes de fait telles que MicroSoft Windows).

 Les normes créées dans le cadre du processus de réglementation.

 Les normes créées dans le cadre d'un processus volontaire de coopération et de consensus entre les parties intéressées. Elles sont produites par un organisme de normalisation établi officiellement ou par un organisme professionnel agréé.



1.2. Normes européennes

La normalisation est généralement initiée par l'industrie. Mais dans le contexte de l'UE, la Commission européenne peut également demander aux organismes européens de normalisation de rédiger des normes destinées à transposer la législation européenne en droit national. Cela peut prendre deux formes :

 La normalisation est "mandatée" par la Commission européenne par le biais du Comité permanent de la loi respective (directive). Le résultat doit donc être accepté par les Etats membres de l'UE, qui sont délégués au Comité, et les pays de l'AELE s'ils ont conclu un accord similaire.

 Les normes rédigées dans le cadre de la Nouvelle Approche à l'égard de l'harmonisation technique sont dénommées Normes Européennes Harmonisées et sont citées dans le Journal Officiel de l'Union Européenne. Les produits fabriqués conformément à ces normes bénéficient d'une "présomption de conformité" aux exigences de sécurité essentielles de la directive respective ou, en d'autres termes, sont considérés comme sûrs.

La Nouvelle Approche à l'égard de l'harmonisation technique a été introduite en 1985 et elle constitue un pilier du marché intérieur européen. En vertu de la Nouvelle Approche, le législateur européen se contente de définir les règles de sécurité essentielles tandis que la solution technique est fournie par les organismes européens de normalisation.



1.3. Organismes de normalisation

Un organisme de normalisation est une entité chargée de développer, produire, suivre et réviser les normes de façon à répondre au mieux aux intérêts du consommateur.

Il existe trois organismes de référence au plan européen :

 CEN est l'organisme européen de normalisation le plus important
 CENELEC a été mis en place pour favoriser le Marché Unique
 ETSI



Il existe également des organismes internationaux de normalisation. L'Organisation Mondiale du Commerce en reconnait huit dont ISO, le pendant international du CEN.


2. Processus de normalisation

Les organismes de normalisation comportent des comités techniques chargés de l'examen et du suivi des différents aspects d'une norme. Un large éventail de groupes d'intérêts sont représentés dans ces comités : associations de fabricants, organismes professionnels, pouvoirs publics, secteur industriel, organismes de certification, laboratoires de tests, organismes de recherche, utilisateurs et consommateurs.

Le processus de normalisation se subdivise généralement en plusieurs étapes distinctes.

 Proposition : une proposition de norme peut émaner de l'industrie, d'autres groupes d'intérêts, d'organismes de normalisation ou de l'UE.

 Préparation : une proposition de norme est soumise au comité technique concerné; ce dernier met en place un groupe de travail expert et lui confie l'élaboration du projet de norme.

 Consultation: la phase consensuelle peut durer plusieurs mois. Le comité technique apporte ses commentaires au projet de norme et les comités nationaux négocient les spécifications.

 Approbation et publication : un processus formel d'approbation vient valider la nouvelle norme qui fait ensuite l'objet d'une publication officielle.


La plupart des normes publiées sont commercialisées auprès des fabricants. Cette exploitation commerciale constitue la source de revenus la plus importante pour les organismes de normalisation et permet de mobiliser le temps, les fonds et les ressources nécessaires au développement de nouvelles normes.

La normalisation favorise une meilleure qualité et une plus grande interopérabilité des produits. Si les normes introduisent de nouveaux critères et permettent aux produits d'évoluer, elles n'ont pas la même portée qu'une loi puisqu'elles ne sons pas contraignantes. Les fabricants peuvent, mais ne sont pas dans l'obligation, de les mettre en oeuvre. Lorsqu'un fabricant applique une norme, ses produits seront alors strictement évalués par un organisme certifié chargé de valider sa conformité à la norme correspondante et de le contrôler à intervalles réguliers. On peut donc considérer qu'une norme ne fait autorité que pour les fabricants qui auront choisi de s'y conformer.

De plus, la qualité et la pertinence d'une norme est fonction de nombreux facteurs. Les associations de consommateurs dénoncent depuis longtemps le déséquilibre qui caractérise le processus de normalisation, ce dernier tendant à être dominé par de puissants groupes d'intérêts industriels au détriment des utilisateurs. Ainsi, les normes sont trop souvent adoptées sans que les consommateurs ne soient vraiment consultés. D'où la nécessité de promouvoir la pratique de tests pendant la phase de développement des produits et comme partie intégrante du processus de normalisation.

3. Normes informelles et Certification européenne de conformité

3.1. Normes informelles


Une nouvelle norme est publiée au terme d'un processus long et coûteux, ce qui n'est pas sans poser de problème. D'aucun considèrent même que la procédure formelle de normalisation n'est plus adapté à la production des normes dont a besoin un marché en évolution constante et rapide. Ce constat favorise la prolifération de normes informelles.

Une norme informelle désigne une norme qui n'a pas été soumise à la procédure officielle de normalisation. C'est le cas de la plupart des normes du secteur des technologies de l'information et des communications. Les normes informelles sont appréciées des secteurs industriels soumis à de fortes contraintes de temps du fait de produits qui évoluent vite; elles sont en revanche décriées par les associations de consommateurs qui dénoncent leur manque de transparence et de consultation.



3.2. Certification européenne de conformité

Le label CE est considéré, à tort, comme une norme formelle. Il n'en est pas moins attribué à de nombreux produits commercialisés sur le marché unique européen. Il est particulièrement répandu dans des secteurs tels que les jouets ou la machinerie.

D'après des études réalisées en 2000 et 2001, deux-tiers des Européens sont convaincus que les produits marqués du label CE ont fait l'objet de tests spécifiques menés par des laboratoires indépendants.

La certification européenne est obligatoire pour les produits relevant d'une législation européenne et il appartient aux fabricants d'en vérifier la conformité avec les normes correspondantes. Dans la pratique, le label CE repose sur un enchevêtrement de règles qui n'excluent pas l'auto-certification. Il est loin d'être une norme; il est essentiellement une déclaration de conformité du fabricant et ne garantit en rien que les biens concernés aient été produits dans le respect des normes européennes.

Les organismes des Etats Membres chargés des échanges commerciaux ont la responsabilité et le pouvoir de faire retirer du marché tout produit présentant un risque pour la sécurité des consommateurs et de poursuivre leurs fabricants. Les abus ne sont pas rares même si la plupart des fabricants remplissent leurs obligations. Malheureusement, des tests menés par des associations de consommateurs ont montré qu'un grand nombre de produits commercialisés sur le marché européen avec le label CE ne sont même pas conformes aux normes minimales.

Pour corriger ces dysfonctionnements, les associations de consommateurs proposent que le label CE s'applique à la fiche technique d'un produit et non au produit proprement dit, de façon à ne plus induire le consommateur en erreur.


4. Normes : facteurs d'accessibilité et d'inclusion

4.1 Design pour Tous et technologies adaptées


Selon la Commission Européenne, personnes handicapées et personnes Âgées représentent environ 20% de la population de l'UE. Pour favoriser leur inclusion sociale, les Etats Membres doivent promouvoir des biens et des services conçus pour répondre à leurs besoins. Le meilleur moyen d'assurer l'autonomie et la participation sociale des non et des malvoyants est de combiner design inclusif et adaptations spécifiques.

Nombreux sont ceux qui voient dans les normes techniques le moyen d'harmoniser les technologies adaptées et de généraliser le Design pour Tous. Le Design pour Tous a pour objectif une société plus inclusive en concevant des environnements, des biens et des services accessibles au plus grand nombre sans considération d'âge ou de capacité. Mais cela n'a de cohérence que dans la mesure où les aveugles et les malvoyants sont consultés et associés au processus de normalisation.

Un exemple récent dans le domaine des technologies adaptées est celui des feux sonores. Les instructions sonores qu'entendent les non et les malvoyants au moment de traverser une rue varient sensiblement d'un pays à l'autre, ce qui peut prêter à confusion notamment quand on se trouve à l'étranger. Une norme internationale a été publiée en 2008 par l'ISO pour fixer des spécifications techniques précises sur la signalétique acoustique et tactile des passages protégés (équipements et fonctionnement). Cette nouvelle norme ouvre la voie à une harmonisation internationale. Largement mise en oeuvre, elle permettra aux aveugles et aux malvoyants une plus grande autonomie dans leurs déplacements.

4.2 Accessibilité Numérique

L'accessibilité est cruciale dans un monde où les technologies se développent à un rythme accéléré et deviennent incontournable. Elle est d'ailleurs devenue l'une des priorités officielles de l'UE. Cependant, de nombreux biens et services restent inaccessibles aux non et aux malvoyants. Là encore, on ne pourra véritablement avancer sur la voie de l'accessibilité que s'ils sont effectivement consultés et entendus.

Un nouveau processus associant les organismes de normalisation est actuellement en cours pour que les technologies, y compris internet, soient accessibles. Suite à l'adoption du mandat de la CE, un atelier organisé par le CEN a débouché sur la publication d'un document intitulé Evaluation de la Conformité à l' accessibilité numérique, label qualité de l' accessibilité numérique. Ce document présente des initiatives et des bonnes pratiques aisément transférables.

Il ne s'agit pas pour autant d'une norme officielle. C'est plutôt un outil de référence qui peut servir de support au travail de normalisation à venir dans le domaine de l'inclusion numérique. Son impact reste donc à vérifier.

Conclusion

La normalisation européenne connait un développement continu. Quelques 25 directives sont entrées en vigueur depuis 1987 et de nombreuses normes ont été publiées dans des secteurs aussi variés que l'électroménager ou les jouets. Dans de nombreux cas, cependant ces normes ont vu le jour sans que les consommateurs y aient été associés de près ou de loin. Dans un tel contexte, il n'est pas surprenant que les besoins des aveugles et des malvoyants aient été peu pris en compte jusqu'à récemment.

Un guide intitulé “Guidelines for Standards Developers to Address the Needs of Older Persons and Persons with Disabilities" a été publié en 2001. Un groupe de travail Accessibilité pour Tous du CEN deviendra opérationnel en 2009 et veillera à la mise en oeuvre des recommandations d'accessibilité. Ces développements dans le domaine de la normalisation semblent indiquer qu'accessibilité et Design pour Tous sont désormais à l'ordre du jour.

Il faut bien comprendre qu'une norme ne contraint pas un fabricant ou un prestataire de services comme le ferait une loi. Elle lui donne simplement la possibilité de soumettre ses produits ou ses services à des critères bien précis. Néanmoins, les normes ont un impact beaucoup plus marqué que la certification ou la labellisation et peuvent compléter utilement les dispositifs mis en place dans le cadre des appels d'offre publics. Elles sont de toute évidence plus efficaces lorsqu'elles sont adoptées pour préciser les conditions de mise en oeuvre d'une loi.

A bien des égards, les normes sont des indicateurs des progrès réalisés en matière d'égalisation des chances. Les actions menées par des organisations telles que l'UEA, le Forum Européen des Personnes Handicapées ou l'ANEC ont permis des avancées significatives. A l'occasion de l'Assemblée Générale de l'UMA en 2008, Stephen King, membre du Groupe de Travail sur les Technologies, a déclaré avec force que les associations de non et de malvoyants peuvent et doivent investir le champ de la normalisation. Aujourd'hui, il est essentiel que nous nous fassions entendre si nous voulons que les normes soient aussi faites pour nous.

Pour plus d'information et références, contacter le Bureau de l'UEA, ebu@euroblind.org

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Calendrier

 

Comité Exécutif de l'UEA

    26 – 28 Septembre 2008         Rethymnon                 (Crète)

Contact : Birgitta Blokland,  Secrétaire Générale de l'UEA
Email : bjb202@hotmail.com

 

Commissions de l'UEA

      4 - 5 Octobre 2008                    LONDRES (GB)

Commission Technologies
Contact : Peter Brasss
Email : mail@pbrass.de

 

      4 - 5 Octobre 2008                     LONDRES (GB)

Commission Culture et Education
Contact : Carol Borowski
Email : carol.borowski@tiscali.co.uk

 

      10 - 11 Octobre 2008                  TALLINN (Estonie)

Commission de Liaison avec l'UE
Contact : Rodolfo Cattani
Email : inter@uiciechi.it

 


Autres organisations

 

      Jusqu'au 8 Mars 2009                 STRASBOURG (France)

Exposition Temporaire "Dialogue dans le Noir"

www.dialoguedanslenoir.com/en/dialogue-dans-le-noir-en/

      Octobre 2008

Art Beyond Sight Awareness

Il s'agit d'une initiative internationale visant à promouvoir l'art par et pour les aveugles ou malvoyants, et à encourager une approche multimodale de l'enseignement de l'art et de la créativité. Elle est coordonnée par Art Education for the Blind aux Etats-Unis et compte plus de 200 collaborateurs de par le monde.

Pour plus d'informations: www.artbeyondsight.org 

 

      21 - 23 Novembre 2008               MADRID (Espagne)

TIFLOINNOVA - Salon International sur les Technologies adaptées

Organisée par ONCE-CIDAT, l'édition de cette année présentera les dernières productions et tendances du marché mondial des technologies adaptées pour personnes aveugles ou malvoyantes.

Pour plus d'information:http://tifloinnova2008.once.es/index.cfm?idi=ing


      3 – 5 Decembre 2008                  BIRMINGHAM (GB)

4ème exposition et conférence internationales sur les graphiques et autres représentations tactiles

www.nctd.org.uk/conference/Conf2008/index.asp


      20 - 23 April 2009                         WROCLOW (Pologne)

Conférence et ateliers sur les technologies adaptées aux déficients visuels ou auditifs

http://cwst.icchp.org.

Informations bientôt disponibles sur:
www.elec.gla.ac.uk/Events_page/CVHI/cvhi

 
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