Avec le soutien financier de la
DG Emploi, Affaires Sociales et Egalité des Chances
de la Commission Européenne
Journée Européenne de la Sécurité Routière
Conférence sur les Espaces Partagés en Allemagne
Commissions de l'UEA
Brèves Nationales
PUBLICATIONS
DOSSIER
[ Les opinions exprimées dans cette Lettre d'Information sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de l'UEA. ]Chers lecteurs
L'UEA a mené une activité d'information et de sensibilisation intense au
cours de ces deux derniers mois. Nous avons diffusé des communiqués de
presse pour marquer des journées mondiales ou européennes : de la vision, de
la canne blanche, de la sécurité routière... Sur ce dernier point, notre
communiqué, que nous reproduisons dans les pages qui suivent, met en garde
contre les risques liés à l'introduction des "zones partagées" (véhicules -
piétons) en Europe. Ce nouveau type d'aménagement de la voierie a également
fait l'objet d'une conférence organisée en Allemagne (voir compte rendu).
Par ailleurs, l'UEA et ses membres poursuivent leurs efforts en vue
d'améliorer la législation européenne sur les droits d'auteurs et pour la
mise en accessibilité de la télévision numérique.
Pour sa part, notre commission "Droits" reconstitue actuellement son réseau.
Celui-ci devrait permettre un échange d'information et d'expertise riche
d'enseignements sur les droits de la personne aveugle ou malvoyantes en
Europe. La Commission travaille également à la création d'une base de
données législatives qui pourrait contribuer à une mise en oeuvre effective
de la Convention des Nations Unies sur les droits de la personne handicapée.
Enfin, notre dossier est consacré au marquage en braille des médicaments,
aux travaux entrepris dans ce domaine par l'UEA et aux progrès enregistrés.
Bonne lecture!!
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et suggestions
ebu@euroblind.org
Au cours de ces soixante dernières années, chaussées et trottoirs ont été
installés pour accueillir circulation et piétons. Les trottoirs en
particulier sont censés offrir à ces derniers des espaces où ils peuvent se
déplacer en toute sécurité.
Il existe plusieurs types de passages protégés, mais tous ont une même
finalité : permettre aux piétons de traverser une rue en toute sécurité et
en toute confiance. Depuis trente ans, les associations d'aveugles et de
malvoyants sensibilisent les pouvoirs publics à la nécessité d'améliorer les
passages protégés, notamment par la mise en place de bandes podotactyles
facilitant leur localisation et celle de feux sonores. Quelques pays ont
également équipé les feux sonores de boutons vibratiles sensibles au toucher
à l'intention des personnes sourdes aveugles.
Nous faisons également campagne pour que les trottoirs soient entretenus et
débarrassés de tout ce qui les obstrue. Les branches mal taillées, les
panneaux de signalisation, les poubelles, les panneaux publicitaires et les
véhicules en stationnement sont autant d'obstacles qui rendent trop souvent
nos trottoirs impraticables et dangereux pour les non et les malvoyants.
Mais nous avons pu jusqu'ici, en dépit de tous ces obstacles, nous déplacer
et traverser les rues sans trop d'encombre.
Cependant, un nouvel aménagement urbain dit "zones partagées" ou "zones de
rencontre" fait son apparition depuis trois ans. Il consiste dans la plupart
des cas à éliminer les trottoirs et les passages protégés pour laisser place
à un espace commun à l'ensemble des usagers de la voie publique. Or, ce
concept prive les piétons de cheminements pour se déplacer ou traverser en
toute sécurité.
L'idée est donc de faire "se côtoyer" automobilistes et piétons dans un même
espace. Le contact visuel est censé leur permettre de se comprendre
mutuellement et d'anticiper leurs intentions respectives. Il va sans dire
que ce mode de communication exclut non seulement les aveugles et les
malvoyants, mais probablement aussi les personnes atteintes de déficiences
cognitives. D'ailleurs, ils ne s'aventurent simplement pas dans les zones
partagées déjà mises en place parce qu'ils ne s'y sentent pas en sécurité.
En cette Journée Européenne de la Sécurité Routière, on ne peut que rappeler
à tous les intervenants, qu'il s'agisse des urbanistes, des architectes ou
des pouvoirs publics, qu'ils ne doivent rien entreprendre qui rende nos rues
plus dangereuses qu'elles ne le sont déjà. L'Europe compte quelque 30
millions de non et de malvoyants qui, pour la plupart, mènent une vie active
et sont souvent amenés à se déplacer pour aller au travail, rencontrer des
amis, faire des courses... Un grand nombre d'entre eux voyagent à travers
l'Europe. Mais quelles que soient leurs destinations ou les raisons de leurs
déplacements, ils ont avant tout besoin de se sentir en sécurité. Il faut
pour cela que les trottoirs et les rues soient conçus pour répondre aussi à
leurs besoins.
Pour plus d'information et références, contacter le Bureau de l'UEA,
ebu@euroblind.org
Par Hans Kaltwasser, chargé des relations internationales, Fédération
Allemande des Aveugles et des Malvoyants (DBSV)
Une conférence sur les zones partagées s'est tenue en Allemagne fin août
2008 à l'initiative du comité des Transports de la DBSV. Plus de 80
participants se sont retrouvés pour discuter du projet de zone partagée à
Osnabrük.
Confiance et circulation routière sont difficilement conciliable surtout
lorsque l'on sait que la plupart des automobilistes et des cylistes sont
trop heureux d'affirmer leur supériorité sur les piétons. Le concept de zone
partagée vise à créer et entretenir la confiance dans des espaces de
déplacement communs à l'ensemble des usagers de la voierie.
La conférence a considéré ce nouveau type d'aménagement urbain du point de
vue du handicap visuel. Absence de signalisation, de feu de circulation, de
trottoirs; en un mot, les zones partagées sont un concept de gestion de la
circulation fondé sur le contact visuel. Mais alors, comment les besoins des
non et des mal voyants pourraient ils recevoir des réponses adéquates?
Une zone de déplacement partagée entre automobilistes, cyclistes et piétons
demande plus qu'une simple attention réciproque à travers le contact visuel.
De nombreux piétons dont les aveugles et les malvoyants, mais aussi d'autres
personnes à mobilité réduite, les enfants et les personnes agées, ne se
sentiront pas en sécurité dans ce type d'environnement.
Les exposés d'experts venus d'Allemagne, des Pays Bas, du Royaume Uni,
d'Autriche et de Suisse ont tous réaffirmé la nécessité d'éviter que les non
et les malvoyants ne soient exclus de nos rues.
Le débat a été suscité par une étude réalisée dans les rues de Bohnte en
basse Saxe. Cette étude est elle-même le fruit des actions d'information et
de sensibilisation menées par la DBSV lors du premier projet pilote de zone
partagée en Allemagne. Il faut que des considérations telles que l'autonomie
de déplacement ou la sécurité soient prises en compte pour éviter que les
zones partagées (et les aménagements urbains de même nature) ne deviennent
zones interdites pour les aveugles et les malvoyants.
Des solutions ont été proposées pour améliorer l'orientation. Passages
protégés et feus de circulation permettent de traverser sans encombres. Il
est également important d'étudier le type et la hauteur des trottoirs aux
points de traverse et de séparation avec la chaussée. Enfin, la mise en
œuvre de couleurs contrastées devrait contribuer à améliorer sensiblement le
dispositif.
De l'avis général, le concept de zone partagée comporte un élément positif:
une réduction significative de la vitesse à 30km/h, même si un plafonnement
à 20km/h serait souhaitable. D'autres suggestions en vue d'une meilleur
prise en compte de nos besoins seront recueillies et consignées dans un
document à paraître prochainement.
Il ressort de la conférence que la confiance dans le concept de zone
partagée ne sera durablement établie que dans la mesure où les besoins de
l'ensemble des usagers, y compris des non et des mal voyants, sont pris en
compte de façon effective.
Pour plus d'information, contacter Hans Kaltwasser, DBSV,
h.kaltwasser@dbsv.org
Comme nous l'avons expliqué dans le dernier numéro de notre Lettre
d'Information, l'industrie télévisuelle n'a toujours pas pris d'engagement
sérieux pour "faire parler la télévision". Il s'agit pour les non et les
malvoyants d'une fonction cruciale que nous réclamons depuis longtemps.
Nous projetons de participer à la 2ème Conférence Ministérielle sur
l'Inclusion Numérique (Vienne, Autriche; 30 novembre - 2 décembre 2008) et
marquer notre présence par la mise en place d'un stand UEA.
C'est une manifestation importante que nous comptons mettre à profit pour
faire connaître, grâce à notre stand, nos inquiétudes face au passage à la
TV numérique. Ce passage se fera sans les aveugles et les malvoyants si la
Commission Européenne et l'industrie ne prennent pas des mesures urgentes
pour que la TV de demain soit accessibles à tous.
Pour plus d'information contacter Dan Pescod, Chargé des campagnes
Européennes et International au RNIB,
dan.pescod@rnib.org.uk
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Avez-vous déjà essayé de vous procurer un ouvrage accessible à l'étranger?
Vous vous êtes sans doute rendu compte que cela n'est pas possible. En
effet, les lois actuellement en vigueur sur les droits d'auteurs empêchent
très souvent les associations d'aveugles d'envoyer des livres accessibles
vers d'autres pays ou d'en recevoir. Plusieurs membres de l'UEA mènent
campagne à travers l'Union Mondiale des Aveugles pour mettre fin à cette
situation.
C'est un vrai problème dans la mesure où relativement peu d'associations
produisent des ouvrages sur supports adaptés. Par conséquent, nous devons
partager nos ressources de façon à mettre le plus grand nombre de livres
accessibles à la dispositsion des non et des malvoyants.
L'UMA, Knowledge Ecology International, des bibliothèques et d'autres
partenaires, travaillent à l'élaboration d'un projet de traité international
sur l'accès des aveugles aux oeuvres du domaine privé. Le texte devrait être
déposé au début de novembre 2008 au Comité sur les Droits d'Auteurs de
l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), dont le siège
se trouve à Genève.
Au plan européen, l'UEA prépare une réponse au livre vert de la Commission
Européenne sur les droits d'auteurs. Nous insisterons notamment sur la
nécessité de renforcer la législation actuellement en vigueur dans l'UE pour
permettre aux non et aux malvoyants de transcrire en toute légalité des
livres dont ils auront fait l'acquisition. Nous demanderons également
l'introduction de mesures efficaces pour que les "verrous" mis en oeuvre par
les éditeurs contre le piratage ne viennent plus bloquer l'accès des
déficients visuels et de leurs logiciels de revue d'écran aux livres en
ligne
Il est probable que nous ayons à faire face à une forte opposition et qu'il
faudra beaucoup de temps avant que ces deux initiatives portent leurs
fruits. Mais il s'agit bien d'élargir de façon décisive l'accès des aveugles
et des malvoyants au livre. Le jeu n'en vaut-il pas la chandelle ?
Pour plus d'information contacter Dan Pescod, Chargé des campagnes
Européennes et International au RNIB,
dan.pescod@rnib.org.uk
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par Philippe CHAZAL, Président de la Commission Droits de l'UEA
Faire évoluer les droits de la personne aveugle requiert, plus que dans tout
autre domaine, un échange régulier d'informations au sein de l'UEA. Les
bonnes pratiques en cours dans un pays donné doivent être largement
diffusées de façon à se généraliser à l'ensemble du continent.
Il est donc important :
La Commission Droits projette de faire paraître, au début de chaque
année, une publication qui reprendrait toutes les avancées législatives dans
le domaine du handicap visuel. En France, par exemple, des progrès ont été
enregistrés sur divers fronts : inclusion sociale, accès à internet et à
l'information écrite, franchise postale braille. Ces développements seront
repris dans un article à paraître dans notre premier numéro. J'espère que
d'autres pays en feront autant et contrribueront à cet effort.
Je sais que vous êtes tous très occupés, que vous trouvez rarement le temps
pour répondre à un questionnaire ou rédiger un article. Mais c'est
uniquement en joignant nos efforts que nous irons de l'avant.
Pour plus d'information contacter Philippe CHAZAL
presidence@cnpsaa.fr .
Une pièce de théâtre a été donnée pour la première fois en
audiodescription le 4 octobre 2008 par ABCD, l'Association Bruxelloise des
théâtres amateurs. Quelque 20 oeuvres différentes seront présentées en
audiodescription plus de 40 fois au cours de la saison théâtrale 2008-2009.
En 2007, après avoir rencontré les principaux acteurs de l'audiodescription
parisienne, assisté à plusieurs représentations audiodécrites et recueilli
le sentiment de plusieurs aveugles ou malvoyants amoureux du théâtre,
Christine Welche, coordinatrice du projet, et Cédric Juliens, acteur
professionnel, ont monté un programme de formation en audiodescription au
théâtre.
A ce jour, 12 audiodescripteurs ont été formés. 13 Oeuvres ont été
audiodécrites dans le cadre du programme de formation avec le soutien de
plusieurs compagnies théâtrales bruxelloises. Les stagiaires, des acteurs ou
des traducteurs, ont cru en ce projet et y ont mis tout leur savoir-faire et
leur enthousiasme.
L'ABCD a bénéficié du soutien du Fonds Elia (Fondation du Roi Baudoin) et
travaillé en partenariat avec l'Oeuvre Nationale des Aveugles pour acquérir
des équipements d'audiodescription de qualité facilement transportables d'un
théâtre à l'autre.
Pour plus d'information contacter Christine Welche
audio-description@abcd-theatre.be
ou visiter le site:
http://www.abcd-theatre.be/textes/audio-description.html .
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Le secteur en pleine expansion des cosmétiques pourrait offrir un
débouché professionnel non négligeable aux non et malvoyants.
Pour la première fois, l'école de formation Thalgo ouvre ses portes aux
aveugles. Ces derniers recevront les mêmes qualifications professionnelles
et les mêmes diplômes que leurs camarades voyants.
Le groupe Thalgo est le leader mondiale du secteur des cosmétiques et de la
thalassothérapie. Il possède une école de formation qui jouit d'un grand
prestige à travers le monde.
Soins du visage, du corps, manucure, cosmétiques et parfumerie figurent
parmi les formations dispensées.
L'ouverture de cette formation aux étudiants non ou malvoyants est le
résultat d'une initiative menée conjointement par plusieurs organismes
français d'insertion professionnelle.
Pour plus d'information contacter Virginie Forest
virginie.forest.pro@gmail.com
La 7ème édition de la Semaine Allemande de la Vision s'est déroulée du 9
au 15 Octobre 2008. Le thème abordé cette année est celui des enfants
aveugles ou malvoyants.
La Semaine de la Vision a pour objectif la sensibilisation à des questions
aussi importantes qu'avoir une bonne vue, la prévention de la cécité ou la
situation des non et des malvoyants en Allemagne et à l'étranger.
Des campagnes d'information et diverses manifestations ont été organisées à
travers le pays : journées portes ouvertes dans des cliniques
ophtalmologiques, conférences, expositions de matériels adaptés, films en
audio-description et activités "dans le noir". Les Journées Mondiales de la
Vision et de la Canne Blanche ont également été célébrées à cette occasion.
La Semaine de la Vision a bénéficié du soutien financier d'Aktion Mensch et
de Carl Zeiss Meditec; ainsi que de l'appui de diverses organisations :
Fédération Allemande des Aveugles et Malvoyants, Christoffel Blindenmission,
Syndicat Professionnel des Ophtalmologues, Comité Allemand pour la
Prévention de la Cécité, Société Allemande d'Ophtalmologie, Association
Allemande des Etudiants et Enseignants Aveugles ou Malvoyants, Lions
d'Allemagne.
Pour plus d'informations contacter Petti West p.west@woche-des-sehens.de; ou
visiter le site
www.woche-des-sehens.de
Dans le cadre de son projet de chiens guides, Blindrafelagid (Association
Islandaise des Aveugles et Malvoyants) a remis 4 chiens guides à leurs
maîtres à l'occasion d'une cérémonie officielle, le 12 septembre dernier.
Il y a quelques années, les chiens guides étaient très rares en Islande -
jamais plus d'un seul animal pour l'ensemble de la population aveugle. Suite
à une demande de chien guide introduite en 2004 par un de ses membres ,
Blindrafelagid met en place un comité chargé de lancer et de développer une
activité chien guides dans le pays. En 2007, l'association islandaise
conclut un accord avec son homologue norvégien.
6 membres de Blindrafelagid ont participé à une formation de base de 3 jours
dispensée à l'école de chiens guides d'Oslo (Norvège). Blindrafelagid a
également mené des campagnes d'information et de sensibilisation pour
préparer l'opinion à l'arrivée des chiens guides sur le sol islandais.
Le projet a été mené conjointement par Blindrafelagid et le Ministère de la
Santé. Il a bénéficié du soutien financier du mouvement Lions d'Islande à
hauteur de 109.000 Euros.
Pour plus d'information, contacter Blindrafelagid, l'Association des
Aveugles et Malvoyants en Islande.
www.blind.is
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Les outils pédagogiques font de plus en plus appel à la numérisation et
à l'image. C'est pourquoi Viziris (Association des Aveugles et Malvoyants
des Pays Bas) propose une série de mesures qui devraient accroître l'offre
de manuels accessibles et d'en améliorer la qualité.
Au Pays Bas, la plupart des enfants déficients visuels sont en intégration
scolaire. Les manuels sont adaptés à leurs besoins grâce à un service
spécialisé chargé de la mise en accessibilité des outils pédagogiques.
Viziris a soumis ses propositions à Mme Sharen Dijksma, Secrétaire d'Etat
chargée de l'Education, de la Recherche Scientifique et de la Culture,en
insistant sur la nécessité d'harmoniser les règles et les normes de
l'édition adaptée de façon à satisfaire les besoins en manuels accessibles
et de qualité. Viziris demande la création d'un centre national expert qui
jouerait le rôle de référent pour tout ce qui touche à l'édition adaptée.
Viziris demande également l'adoption de normes d'accessibilité et d'un label
de qualité pour les outils pédagogiques numériques (logiciels
d'apprentissage par exemple). Ces normes n'auront un impact que si les
éditeurs sont contraints de les mettre en oeuvre.
Enfin, Viziris propose de résoudre le problème de la fourniture tardive des
manuels adaptés en demandant aux écoles de communiquer aux services
d'adaptation, et ce bien avant la rentrée des classes, la liste des ouvrages
figurant au programme. Il faut de la même façon que les éditeurs mettent
leurs nouveaux contenus à la disposition des services d'adaptation avant la
mise sous presse.
La Secrétaire d'Etat a accueilli favorablement ces propositions et s'est
engagée à soutenir la création d'un centre national expert chargé des
questions d'adaptation et d'accessibilité.
Pour plus d'information contacter Viziris
info@viziris.nl
Par Guiseppe Bilotti, Commission Mobilité et Accès aux Transports de
l'UEA.
Depuis quelques années, de nombreux projets ont cours en Europe pour
améliorer la mobilité des non et des mals voyants ainsi que l'accessibilité
du cadre bâti. Ces initiatives sont le fruit d'une prise de conscience quant
à la nécessité de rendre les lieux publics accessibles à tous. C'est
notamment le cas de Vettore : lancé il y a trois ans par l'Union Italienne
des Aveugles et des Mal Voyants, ce projet vise à la mise au point d'une
nouvelle bande de guidage au sol vraiment performante.
L'accessibilité et la mobilité sont deux domaines où nos associations
doivent travailler ensembles afin d'identifier et de valider les solutions
les plus appropriées au développement de notre mobilité et de notre
autonomie. Nous n'y parviendrons que si nous tendons vers les mêmes
objectifs et si nous joignons nos efforts.
Nous décrivons Vettore dans les lignes qui suivent. Il est le fruit de
travaux de recherches menées en Italie qui, nous l'espérons, contribuerons à
l'introduction d'un même système de surfaces podotactiles partout en Europe.
Vettore repose sur les postulats suivants:
Le système est simple: il ne fait intervenir qu'un nombre limité
d'éléments à détecter, à reconnaître et à mémoriser.
sine wave (or sinusoid) for the direction
Pendant la phase de conception, nos chercheurs se sont beaucoup
intéressés à la nécessité pour l'utilisateur de pouvoir s'orienter dans
toutes les situations, y compris en cas de virages et de changement de
direction. Ils ont ainsi établi que la tecture en vaguelettes permet de
garder la bonne trajectoire dans les tournants sans qu'il y ait besoin de
symboles tactiles supplémentaire. En effet, les bandes synusoïdales du pavé
tactile correspondant à la courbure du cheminement coïncident exactement
avec celles des pavés suivants, ce qui garanti la continuité du parcours et
l'exacte détection de la direction à prendre.
Plus d'information sur:
www.sinusoide.it
Par John Heilbrunn, Président du groupe de travail "Marquage en
Braille des Produits Pharmaceutiques" de l'UEA.
Cet article met en relief les bonnes pratiques en cours dans les domaines
suivants :
Coopération régionale pour une action concertée et plus forte : l'UEA se
fait le porte-parole de ses associations membres et met à leur disposition
une plate-forme leur permettant de collaborer étroitement.
Collaboration et efforts conjoints accrus de plusieurs associations
d'aveugles au Royaume Uni, Allemagne, Danemark et dans d'autres pays
européens.
Nouveaux travaux de recherche sur la lisibilité du braille, concernant
notamment la hauteur du point braille, conjointement réalisés par le Royal
National Institute of the Blind et l'Université de Birmingham, co-financés
par l'industrie pharmaceutique et 7 associations nationales d'aveugles.
Travail constructif avec divers acteurs de l'industrie pharmaceutique en vue
de la détermination de paramètres acceptables pour tous sans sacrifier à
l'exigence de qualité du braille.
En automne 2004, l'UE procède à une révision de la directive sur les
produits pharmaceutiques. Parmi les changements adoptés figurent
l'introduction d'une nouvelle disposition relative à l'accès des personnes
aveugles à l'information pharmaceutique. Il s'agit de l'Art 56a qui prévoit,
d'une part, le marquage en braille obligatoire des médicaments et, d'autre
part, la mise à disposition des notices d'utilisation sur des supports
adaptés aux aveugles et aux malvoyants (la notice d'utilisation est placée à
l'intérieur de l'emballage. Elle comporte des informations sur les
substances entrant dans la composition du médicament, les effets secondaires
éventuels, le dosage...).
Cependant, L'Art 56a ne fournit aucune précision sur la façon dont
l'industrie pharmaceutique (producteurs, distributeurs et négociants)
doivent remplir ces obligations. C'est pourquoi toutes les parties
concernées - laboratoires, pharmaciens, organismes de réglementation, les
patients et leurs associations - ont dû travailler ensemble sur les moyens
et les procédures nécessaires à la détermination des paramètres et des
méthodes les plus opérationnelles possibles.
Le marquage en braille des produits pharmaceutiques est réalisé de deux
façons : en embossant le texte en braille directement sur le carton
d'emballage, ou en apposant une étiquette adhésive sur laquelle les points
braille sont formés par procédé chimique. Cette seconde technique donne un
braille de meilleure qualité, notamment en termes de hauteur de points. En
revanche, elle fait intervenir un élément supplémentaire dans le processus
de production (l'étiquette). et l'étiquetage n'est pas adapté à toutes les
situations. Qui plus est, la manipulation et le stockage des emballages peut
entraîner l'usure et endommager les points braille.
Dans des pays tels que l'Italie ou l'Espagne, le marquage en braille des
médicaments a cours depuis de nombreuses années. En dépit de la qualité très
variable du marquage, rien n'a été fait pour obtenir du braille clairement
lisible, par exemple en le normalisant. On s'est contenté d'un marquage de
qualité inégale parce qu'on connaissait mal les besoins des utilisateurs,
les techniques de marquage en braille et les contraintes de production.
Les acteurs les plus importants de la production et de l'emballage des
médicaments sont l'industrie pharmaceutique, le secteur de l'emballage et
les associations de consommateurs (associations de non et de malvoyants).
En outre, des organismes nationaux et européens interviennent en marge du
processus pharmaceutique à des fins de règlementation.
Le patient aveugle veut que le plus d'informations possible lui soient
accessibles tant sur le fond, texte simple et facile à comprendre, que sur
la forme, braille de qualité, aux points bien saillants qui permettent de le
déchiffrer et de le lire sans effort.
Pour sa part, le secteur de l'emballage recherche des techniques d'embossage
du braille qui soient les plus simples et les moins coûteuses possibles, et
qui s'intègrent sans difficulté au processus de production des emballages,
c'est à dire depuis la feuille de carton jusqu'au produit fini, la boîte
pliée, imprimée et collée.
Pour faciliter le marquage en braille, le secteur souhaite également que des
tables braille faisant autorité soient déterminées et que, d'un pays à
l'autre, un même système braille, avec des lettres, des nombres et des
signes de ponctuation identiques, soit utilisé.
Enfin, l'industrie pharmaceutique demande la mise en place d'un système qui
permette la commercialisation d'un même produit dans le plus grand nombre
possible de pays. Les laboratoires sont également très vigilants quant à
l'exactitude de l'information pharmaceutique : il s'agit pour eux d'éviter
les accidents et les poursuites judiciaires que pourraient causer des
transcriptions en braille erronées. Par ailleurs, l'industrie pharmaceutique
se prononce contre des hauteurs de points trop élevées. Celles-ci peuvent
entraîner le craquèlement de la surface des emballages et, du même coup, une
présentation peu attrayante, voire une mauvaise lisibilité, de l'information
visuelle.
Les intérêts sont donc pluriels et divergents. La solution est dans le
compromis, c'est à dire dans la recherche de la meilleure formule à travers
la négociation.
Une norme technique est en cours d'élaboration et devrait être mise au vote
prochainement. Des travaux de recherche sérieux, fondés sur une démarche
scientifique, ont été menés dans ce cadre. Forts des conclusions de ces
travaux, les aveugles pourront faire valoir qu'une hauteur de point minimale
doit être instituée pour permettre aux personnes âgées notamment de lire
l'information en braille sans risques de se tromper. Ces mêmes travaux nous
donnent le moyen de balayer d'un revers de main les données dérivées de
tests menés par l'industrie, dont l'indépendance reste à démontrer.
Il n'existe pas de code braille européen standard qui s'applique au marquage
des médicaments. Il y a bien en revanche un code braille recommandé par l'UEA
mais celui-ci ne se substitue pas aux codes nationaux et sera utilisé dans
les seuls pays qui auront décidé librement d'y souscrire.
L'industrie pharmaceutique a dû se faire une raison et accepter l'idée d'un
braille pluriel faisant intervenir des transcriptions différentes même pour
des symboles universels tels que microgramme, pourcentage ou fraction.
En introduisant la possibilité de choisir entre le code braille "unifié"
qu'elle a développé et les codes nationaux, l'UEA a instauré un climat de
coopération cordiale et fructueuse entre ses associations membres. En
revanche, les laboratoires ont du mal à comprendre et accepter les
spécificités nationales et les différences de transcription qui en
découlent.
L'UEA relève un véritable défi en essayant de mettre en place une base de
données répertoriant l'ensemble des tables braille nationales ayant cours en
Europe. Il a été tout aussi difficile d'identifier, pour chaque pays membre,
des interlocuteurs faisant autorité sur les questions de braille et de
déterminer la meilleure façon de résoudre les problèmes de transcription.
Cette directive de l'UE est un progrès considérable puisqu'elle ouvre aux
aveugles un accès plus large et plus juste à l'information, et ce de façon
beaucoup plus décisive que les initiatives menées dans ce sens dans les
Etats Membres. Les aveugles et leurs associations ont fait preuve d'une
grande maturité en parvenant à faire front de façon constructive à
l'industrie pharmaceutique.
Pour plus d'information contacter John Heilbrun, président du Groupe de
Travail sur les Labels Pharmaceutiques de l'UEA,
jh@dkblind.dk
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Calendrier |
Contact : Birgitta Blokland, Secrétaire Générale
Email : bjb202@hotmail.com
Groupe Jeunesse
Contact : Oystein Fylling, EBU Youth Steering Coordinateur
Email : oystein.fylling@netcom.no
Exposition Temporaire "Dialogue dans le Noir"
www.dialoguedanslenoir.com/en/dialogue-dans-le-noir-en/
Ville et Accessibilité
Conférence organisée par l'Autorité Nationale du Handicap, le Centre
d'Excellence en Design Universel, l'Observatoire Européen et la Municipalité
de Dublin.
Elle montrera, à travers des exemples de bonne pratique, comment utiliser la
technologie au service de l'accès pour tous en milieu urbain.
http://www.universaldesign.ie/
TIFLOINNOVA - Salon International sur les Technologies adaptées
rganisée par ONCE-CIDAT, l'édition de cette année présentera les dernières
productions et tendances du marché mondial des technologies adaptées pour
personnes aveugles ou malvoyantes.
Pour plus d'information:
http://tifloinnova2008.once.es/index.cfm?idi=ing
4th International Tactile Graphics Conference and Exhibition
4ème exposition et conférence internationales sur les graphiques et autres
représentations tactiles
www.nctd.org.uk/conference/Conf2008/index.asp